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L’Allemagne peut-elle basculer à gauche en Septembre ?

Pour répondre honnêtement à cette question, il faut savoir que le pays est déjà largement gouverné à gauche, un peu comme la France avant Mai 2012 : Dix des seize régions allemandes sont gouvernées à gauche, et une onzième (la Hesse) devrait, selon tous les sondages, basculer à gauche en Septembre prochain. Il n’y a plus que 2 villes de plus de 400.000 habitants sur 15 qui ont un maire de droite (Düsseldorf et Dresde). Toutes les autres, Berlin, Munich, Cologne, Hambourg, Francfort, Leipzig, Dortmund,… toutes ces villes sont gouvernées par des sociaux-démocrates. Stuttgart a récemment élu son premier maire vert, ce qui pourrait paraître étonnant pour une ville industrielle et très liée à l’automobile.

La gauche de gouvernement (les sociaux-démocrates et les Verts) marche très bien aux élections locales. Elle correspond mieux aux aspirations des électeurs : une région forte, une municipalité engagée dans les infrastructures sociales, des élus préoccupés par les problèmes écologiques, et moins soupçonnés de convergence avec les intérêts des lobbies industriels.

Les conditions de départ ne sont donc pas si mauvaises pour le SPD qui aspire à donner un chancelier social-démocrate au pays, sous la personne de Peer Steinbrück.

Quand on regarde les sondages actuels pour les élections législatives, on constate que le bloc de gauche et le bloc de droite sont tout à fait équivalents : 40% pour la CDU côté droite, 25% pour le SPD et 15% pour les Verts côté gauche. Oui, mais il y a aussi les plus petits partis, ceux qui entreront au Bundestag, et ceux qui n’entreront pas. A gauche, Die Linke (la gauche radicale) fera sans doute entre 6 et 8%. Les Pirates, eux, caracolent actuellement à 2-3%, et ne devraient normalement pas dépasser le seuil nécessaire des 5%. A droite, il y a tout d’abord les libéraux, le FDP, actuel partenaire de coalition d’Angela Merkel. Ils ne sont pas très populaires en ce moment, et pourraient bien rater leur entrée au Bundestag, puisqu’ils font environ 4% dans les sondages. Puis, il y a ce nouveau parti eurosceptique fondé par un professeur d’économie, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), qui grignote sur le parti de la chancelière, environ 2-3%. Si le FDP rate son entrée au Bundestag, Angela Merkel n’est absolument pas assurée de pouvoir rempiler pour un troisième mandat. Elle tendra la main à d’autres partenaires de coalition, bien sûr, au SPD ou même aux Verts. Ceux-là peuvent tout simplement refuser. Tout dépend alors du nombre exact de sièges, car un gouvernement « rouge-vert » doit avoir suffisamment d’assise pour ne pas être attaqué à sa droite et à sa gauche simultanément. La popularité d’Angela Merkel pourrait bien ne pas suffire pour la reconduire.

Nous avons constaté qu’une majorité des Allemands vote à gauche, aux régionales ainsi qu’aux municipales, et que, même pour les législatives, la droite n’a pas réellement d’avance sur la gauche. C’est le côté « mère protectrice » de Merkel qui lui donne un avantage personnel sur son challenger, surtout dans une période où les Allemands se sentent mal-aimés en Europe ! Contrairement aux Français en 2012, ils n’aspirent pas au changement, mais en revanche, le combat électoral est plus indécis que prévoient les commentateurs en France.

 

 

30 mai, 2013 à 23:29 | Commentaires (0) | Permalien


Fraude fiscale et corruption made in Germany

Fraude fiscale et corruption made in Germany 44korruption__custom_-300x198

L’affaire Cahuzac – certes une affaire de mensonges, mais avant tout de fraude fiscale et possiblement de faits de corruption – est amplement discutée en Allemagne. Il n’y a pas si longtemps, le président allemand Christian Wulff, a dû démissionner en 2012 en raison de soupçons de corruption passive. Wulff avait accepté des cadeaux en nature, des prêts financiers, avait nié des relations d’affaires pourtant existantes, et s’était montré menaçant avec des journalistes qui enquêtaient sur l’affaire. La démission de Wulff était vécue comme une délivrance dans un pays où on se targue d’être intraitable avec la corruption.

Mais est-ce réellement le cas ? L’Allemagne est bien classée dans les listes de pays qu’établit Transparency International (13ème moins corrompu sur 176 pays). Ce classement se focalise sur la corruption passive – le fait d’accepter de l’argent. Mais les grands groupes allemands ont souvent été impliqués, le plus souvent à l’étranger, comme corrupteurs actifs – en proposant de l’argent. Une des affaires les plus emblématiques des dernières années était l’affaire de Siemens en Grèce : corrompant systématiquement des décisionnaires de l’Etat grec depuis les années 1990 dans les domaines de la téléphonie, du militaire et des systèmes de surveillance pour les JO, le groupe allemand a réussi d’obtenir un arrangement avec l’Etat grec en 2012 – en pleine crise de la zone Euro ! – pour ne pas être poursuivi en justice. L’arrangement consistait à payer des sommes qui seront dédiées à des programmes de lutte contre la corruption ! Pendant ce temps, un ancien ministre de la Défense grec, lui, est en prison. Il est vrai que la corruption des hommes publics est considérée comme plus grave que celle des entités privées.

Concernant les délits de fraude fiscale, les Allemands ne sont pas particulièrement bien placés, puisque le récent « Offshore-Leaks » a révélé qu’environ 100.000 Allemands pratiquent les placements offshore.   Selon le président des sociaux-démocrates, Sigmar Gabriel, les régions Bavière et Hesse poussent leurs contribuables fortunés à sortir leur patrimoine financier du pays (en général vers la Suisse) en étant notoirement sous-staffés en contrôleurs fiscaux. Cette « clémence » serait une façon d’attirer les grandes fortunes dans ces régions. Incroyable ?

Pendant ces temps de crise et de pauvreté grandissante (y compris en Allemagne), nombreux sont ceux qui se demandent ce qui poussera les Allemands à se révolter contre leur classe politique. En effet, le potentiel de mécontentement existe, mais il reste confus, et la plupart des gens continuent à encenser leur chancelière. La corruption et la fraude fiscale sont de ces sujets, qui peuvent provoquer un séisme politique. Le gouvernement actuel se voit obligé d’agir vite et bien pour endiguer le malaise qui existe en Allemagne, aussi bien qu’en France. S’il ne le fait pas, l’opposition sociale-démocrate aura trouvé un sujet d’une brûlante actualité, qui pourrait la mener au pouvoir.

8 avril, 2013 à 18:28 | Commentaires (1) | Permalien


L’Allemagne adooore la rigueur

L’Allemagne adooore la rigueur chappatte-merkel-hollande
Il y a eu deux miracles économiques allemands : l’un d’après-guerre, plus de trente ans de croissance soutenue et de consommation en hausse. En France, on les appelle les Trente Glorieuses. L’autre a commencé au début des années 2000, et fût une réaction à la réunification allemande : après la stagnation et le chômage qui se généralisait dans tout le pays, des réformes économiques ont été décidées sous le chancelier Schröder, réformes qui ont remis le pays en selle, et qui ont fait retrouver à l’Allemagne sa véritable place dans la compétition mondiale.

C’est en tout cas la vision de beaucoup d’Allemands, à droite certainement, y compris pour la chancelière Merkel – qui compléterait en disant que Schröder a commencé les réformes et elle les a menées à bon terme.

Mais aussi à gauche – une partie du SPD, les sociaux-démocrates, reste convaincue que ces réformes étaient nécessaires et que la rigueur qu’elles imposaient était une condition indispensable pour résorber les déficits et créer de l’emploi.

Le premier miracle s’est donc basé sur la consommation et sur la prospérité pour tous, le deuxième a eu un tout autre but, celui de faire reculer les avancées sociales (jugées trop généreuses) et veiller à ce que l’Etat et les entreprises retrouvent des comptes en équilibre.

Pour ce deuxième « miracle économique », la rigueur était la meilleure devise : rigueur dans la gestion des comptes publics, rigueur pour ceux qui sont des assistés de l’Etat, rigueur pour les salariés aussi, car les salaires nets allemands ont connu une totale stagnation voire un léger recul entre 2000 et 2008 (-0.8%), contrairement à tous les autres pays de l’Union Européenne.

Alors, les Allemands sont-ils contents de leur sort, adorent-ils vraiment la rigueur ?

On peut dire que dans un couple, quand il y a un des deux qui est dépensier, l’autre devient un peu radin. Les deux considèrent qu’ils ont raison de se comporter comme ils le font : le dépensier souhaite profiter de la vie avant qu’elle ne prenne fin. Le radin considère qu’il ne peut pas y avoir deux cigales avec un revenu commun. Trop dangereux. Il s’adapte donc, et dépense moins, ce qui pousse le dépensier à dépenser plus – car l’argent disponible augmente.

C’est peut-être ce qui s’est passé avec la politique allemande ces dernières années, voire, depuis l’introduction de l’Euro.

C’est certainement l’attitude qu’adopte la chancelière Merkel et son gouvernement depuis l’éclatement de la crise en 2008 : elle pense que l’Allemagne peut jouer un rôle pédagogique en menant une politique de rigueur. Elle espère ainsi que d’autres Etats s’en inspireront. Si on l’interrogeait sur la rigueur, elle dirait probablement qu’il s’agit de devenir plus responsable, moins dépendant des marchés financiers, et plus productifs. Et les Allemands, dans leur majorité, souscrivent à cette vision.

Cette vision s’est maintenant imposée un peu partout. Le budget européen pour les prochaines années (2014-20) est en baisse, et l’Allemagne applaudit. Ce budget n’est pourtant constitué que de 6% de frais de fonctionnement (c’est-à-dire salaires des fonctionnaires et autres), tout le reste sont des montants directement investis dans la formation, l’infrastructure, la politique agricole, les aides aux pays européens les plus pauvres. Il n’empêche que certains pays considèrent qu’il fallait arrêter la gabegie et réduire les dépenses. Cette attitude, impulsée pour des raisons politiques par la Grande-Bretagne, a, in fine, été soutenue par l’Allemagne.

Angela Merkel a réussi à donner à la rigueur économique une valeur morale supérieure. Les Allemands, même s’ils aiment la consommation, sont fiers d’être aussi rigoureux. Certes, les syndicats râlent, et la gauche allemande se réveille enfin et réclame non seulement des mesures comme des hausses d’allocations familiales, mais aussi des salaires et des retraites minimaux, ce deux n’existant pas pour l’instant. Même si beaucoup de gens seront concernés par ces mesures, et même si le budget allemand a été en excédent (!) en 2012, il n’est pas certain que les « dépensiers » réussiront à s’imposer.

Après le néolibéralisme anglo-américain qui a sévi pendant plusieurs décennies, est-ce que le rigorisme germanique sera notre nouvel horizon ?

 

23 février, 2013 à 22:44 | Commentaires (0) | Permalien


Le comeback de la religion

Le comeback de la religion messe-oecumenique3De plus en plus de responsables politiques en Allemagne se disent ouvertement croyants, catholique ou protestants en général, et se réfèrent régulièrement à leur croyance. Cette attitude rencontre une large adhésion dans la population. C’est une tendance lourde qui pose des questions.

D’abord, cela concerne quasiment tout le spectre politique. Jugez plutôt : Angela Merkel est protestante et fille de pasteur. Rien d’anormal pour une chrétienne-démocrate. Dans son parti qui se réfère explicitement aux traditions chrétiennes, presque tout le monde est ouvertement croyant. Comment on peut le savoir ? A chaque prestation de serment des ministres au Bundestag, qui est un extrait de la Constitution (Article 56), les ministres ont la possibilité d’ajouter (ou non) la formule de fin « avec l’aide de Dieu ». Tous les ministres de la coalition au pouvoir ont ajouté cette formule en 2009.

Mais est-ce très différent à gauche ? En 2005, cette formule a été utilisée par tous les ministres sociaux-démocrates également, sauf une – qui a par cette omission publiquement déclaré son athéisme. Au sein du SPD, le fait religieux est également d’une grande actualité, la plupart des responsables se disent croyants et pratiquants. La secrétaire générale du SPD, Andrea Nahles, a même expliqué qu’elle était, à titre personnel, opposée à l’avortement. Et aucun Congrès du SPD ne commence sans la messe œcuménique (catholique et protestante) où se rendent tous les responsables du parti.

Les Verts ? Il y a le courant des croyants et le courant des athées, mais le premier devient plus important. Deux personnalités y ont contribué : le premier ministre-président vert d’une région allemande, et donc une personnalité très importante du parti, Winfried Kretschmann, s’est toujours référé à sa religiosité et fréquente assidument l’église. Et puis, dans des primaires internes fin 2012, les adhérents du parti vert ont désigné leurs deux candidats à la chancellerie, dont l’une est femme de pasteur et employée par l’Eglise protestante.

Le président de la République fédérale allemande, Joachim Gauck, qui n’appartient à aucun parti, est également pasteur.

C’est un fait : un responsable politique allemand qui est croyant a une meilleure image. La religiosité en Allemagne a d’ailleurs, ces dernières années, moins un parfum de régression et de société rétrograde qu’une image de modestie, humilité et rejet du matérialisme. C’est en grande partie le fait du protestantisme, mais les catholiques allemands ont également embrassé cette voie depuis quelques années.

Ce qui nous ramène vers les raisons de cette évolution. J’en vois essentiellement deux. La première est l’élection en 2005 du pape Benoît XVI, premier pape allemand depuis le 16ème siècle. L’impact qu’a eu cette élection sur la conscience collective allemande est énorme. Les titres des journaux à l’époque disaient « Nous sommes pape », ce qui reflète assez bien la fierté ressentie, même si Joseph Ratzinger avait été auparavant parmi les personnalités allemandes les plus critiquées.

La deuxième raison est une séquence qui commence le 11 Septembre 2001, et qui aboutit à la crise financière de 2008 et les crises subséquentes qui ont secoué la planète depuis. Certes, c’est le fanatisme religieux qui était à l’origine des attentats du World Trade Center. Mais justement, cela a engendré une réaction de repli sur soi et un « value shift », un retournement des valeurs. Les crises financières et économiques, ainsi que l’accident nucléaire de Fukushima ont, en Allemagne en tout cas, renforcé le sentiment que c’est la luxure, le matérialisme et la dégradation de la planète qui sont à l’origine du mal.

Ce fait religieux semble être bien installé dans le pays, et n’est pas une tendance de courte durée. La tolérance religieuse existe, et les représentants des communautés juives et musulmanes ont également une voix qui porte dans le débat public.

Les seuls qui n’osent pas trop s’exprimer dans ce contexte sont les athées. Les Allemands pêchent souvent par un certain fanatisme quand ils pensent qu’ils oeuvrent pour le bien commun. Il ne faudrait pas, tolérance religieuse ou pas, que l’absence de religion soit considéré comme inférieure. Ce serait un recul fâcheux si les religions tombaient dans les vieilles habitudes de diviser au lieu de rassembler.

10 janvier, 2013 à 15:32 | Commentaires (0) | Permalien


Berlin en fin d’année

Berlin en fin d’année 52-politik-berlin-weihnachten-1-300x181N’étant pas Berlinoise, j’ai voulu explorer cette ville qui était il y a encore 25 ans un lieu un peu enfermé (au véritable sens du terme) et à l’atmosphère plutôt provinciale.

J’ai donc pris le temps d’une semaine pour parcourir chacun des quartiers et pour humer cette frénésie que l’on trouve dans certaines capitales du monde, en général celles qui connaissent une croissance ou un développement spectaculaires.

Tout d’abord, l’ancien Berlin-Est est aujourd’hui au centre de tout ce qui bouge à Berlin, et de loin la partie la plus intéressante. Ce constat colle avec ce que j’ai dit sur la croissance et le développement, puisque la plupart des constructions et réhabilitations immobilières depuis 1990 ont eu lieu dans cette partie. Ce qui s’explique aisément…

Le quartier « Mitte » (milieu) est effectivement le centre politique, administratif et commercial de la ville, et était, avant 1990, un quartier de Berlin-Est. C’est là que j’ai choisi de louer un appartement (http://www.oh-berlin.com).

Parmi mes priorités de visite étaient, bien évidemment, le Bundestag qui, avec sa réhabilitation très réussie de l’architecte britannique Norman Foster, accueille des visiteurs tous les jours. Il suffit de s’inscrire longtemps à l’avance, et on peut, au choix, assister à une séance parlementaire, à une conférence qui explique l’histoire de cette institution, ou simplement à une visite libre de la « cloche » surplombant le bâtiment (http://www.bundestag.de/htdocs_f/visites/index.jsp).

Le Bundestag se trouve plus précisément dans le quartier du gouvernement, où tous les pouvoirs du pays sont concentrés sur  12 km² : en dehors du parlement, la chancellerie, les ministères (six ministères sont restés à Bonn), le Bundesrat, 2nde chambre du parlement allemand, et les principales ambassades.

En dehors de Mitte, d’autres quartiers sont soit en pleine réhabilitation, soit en constant mouvement puisque leur sociologie évolue sans cesse. Un exemple de l’Ouest de la ville est Kreuzberg, qui était longtemps le quartier des immigrés, et où le processus de « gentrification » (en Français on dirait probablement boboïsation) est clairement engagé : des beaux appartements rénovés côtoient les marchés multicolores des différentes communautés étrangères et des bureaux où des jeunes pousses créent constamment des nouvelles entreprises. C’est à Kreuzberg que se trouve le siège du SPD, qui peut se visiter car il y a des expositions et d’autres évènements culturels ouverts à tous :  http://www.willy-brandt-haus.de

D’autres exemples, de l’Est de la ville cette fois, Prenzlauer Berg, agréable mais pleinement « boboïsé » par des familles aisées, mais aussi Friedrichshain, qui est devenu le véritable lieu où il faut sortir le soir si on aime danser et écouter les nouvelles tendances musicales.

A côté de ces endroits « hype «, l’ancien Berlin-Ouest garde son côté un peu provincial : les quartiers Charlottenburg et Wilmersdorf ressemblent davantage aux autres villes allemandes, avec leurs rue propres et leurs maisons avec jardins soignés. Il s’y trouve aussi le Kurfürstendamm, qui était autrefois considéré comme les « Champs-Elysées » berlinois, mais qui est en vérité une large avenue bordée de grands magasins, sans véritable intérêt, autre que celui du shopping.

Un dernier mot sur la culture : les amateurs de musique classique (que je suis) ont le cœur qui bat plus fort à l’évocation de la Philharmonie de Berlin (http://www.berliner-philharmoniker.de/) qui a également un intérêt architectural, la Deutsche Oper (http://www.deutscheoperberlin.de/), et, à l’Est de la ville, la Staatsoper Unter den Linden (http://www.staatsoper-berlin.de/), la Komische Oper (http://www.komische-oper-berlin.de/) et le Konzerthaus (http://www.konzerthaus.de/).

Concernant les théâtres, impossible de faire la liste complète, mais les mises en scène en Allemagne, et a fortiori à Berlin, sont souvent imprégnées d’une grande modernité, pour ne pas dire avant-garde. J’ai eu l’occasion de voir deux pièces, une à l’Est à la Volksbühne (http://www.volksbuehne-berlin.de/), enthousiasmante, et une à l’Ouest, à la Schaubühne (http://www.schaubuehne.de ), plutôt déjantée.

Un séjour parfait pour rattraper mon retard en « Allemagne réunifiée » qui est survenue lorsque je vivais déjà à l’étranger. Prochain séjour prévu dans cet apprentissage : les côtes de la Mer Baltique allemande.

Un très bon support sur le sujet que je recommande : Le Point-Grand Angle, Berlin, Le grand réveil, Sept/Oct 2012, à acheter sur http://boutique.lepoint.fr/produit/421/berlin

 

10 décembre, 2012 à 13:08 | Commentaires (0) | Permalien


Les Allemands ont-ils raison de s’inquiéter de la France ?

Les Allemands ont-ils raison de s’inquiéter de la France ? bild1-300x221

Selon le journal populaire (et populiste) Bild, la France risque de rejoindre bientôt le camp des losers, à savoir les fameux PIGS ou GIPSIs (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Italie).  Pour ceux qui l’ignorent, pigs veut dire cochons, gipsys veut dire tsiganes. Des sous-pays donc.

Le premier symptôme d’appartenance à cette catégorie honteuse est l’augmentation des spreads (différentiels de taux d’intérêt) par rapport aux obligations d’Etat allemands à 10 ans.  De ce côté, il n’y pas d’inquiétude à avoir pour l’instant, ce spread est faible (actuellement de l’ordre de 0.75%) et a même diminué durant cette année. La France se finance donc  facilement et pour pas cher. Mais les marchés financiers sont imprévisibles, et la hausse pourrait être soudaine.

Alors, les fondamentaux de la France sont-ils vraiment mauvais ? Regardons en priorité l’état des finances publiques, donnée que scrutent constamment les agences de notation. François  Hollande a pour 2013 un objectif, et un seul, pour garder la confiance des marchés : ramener le déficit public à -3% (contre -4,5% en 2012). Cet objectif s’impose avant les autres, car si  les marchés se détournaient de la France, la spirale infernale pourrait commencer : comme on l’a vu en Espagne par exemple, tout effort budgétaire serait immédiatement anéanti par  la hausse du coût du refinancement.

La France a raison de vouloir baisser son déficit à -3% dans un premier temps. Rappelons qu’il est à -1% actuellement en Allemagne et devrait y être à -0.7% en 2013. Une trop grande différence entre les deux pays ne serait à terme pas soutenable.

Pour y parvenir, un mix de deux solutions a été proposé, des économies  budgétaires et des hausses d’impôt, ces dernières réparties à peu près également entre entreprises et particuliers. Sans rentrer dans le détail des mesures (crédits d’impôt, hausse de la TVA), il semble convaincant de vouloir repartir la charge entre entreprises et particuliers. La bonne répartition sera décisive : les entreprises françaises souffrent aujourd’hui de marges trop faibles, les particuliers souffrent d’un pouvoir d’achat en baisse. Si les entreprises se mettent à licencier, le chômage augmentera, ce qui est mauvais pour le déficit public car les allocations chômage plomberont les finances publiques. Si les particuliers consomment de moins en moins, les entreprises verront le marché intérieur se rétracter, ce qui aura également un effet néfaste sur les finances publiques (l’imposition des entreprises et la TVA rapporteront moins).

Il faudra prendre des décisions iconoclastes sans créer trop d’effets pervers, c’est là tout le défi pour la France. Il faudra avancer pas à pas : une mesure ne crée pas l’effet escompté ? Il faudra l’abolir rapidement et tenter une autre approche.

Les Allemands n’ont pas besoin de s’inquiéter, le gouvernement français a pris la mesure des difficultés à venir. Son action sera pragmatique et coopérative. Cependant, après 2013/14, il faudra inciter les Allemands à passer à une nouvelle phase : si l’Europe veut survivre, il faudra créer davantage que des budgets équilibrés. Il faudra investir dans la connaissance, dans l’éducation, dans l’innovation, dans les infrastructures, et il faudra mieux accueillir une population migrante qui aidera l’Europe à sortir de son atonie démographique.

L’objectif budgétaire est certes indispensable mais clairement un simple moyen pour parvenir à ses fins : donner à l’Europe un standing international, un niveau de vie élevé,  une capacité d’action politique. Se serrer la ceinture pour mieux gérer le déclin et l’appauvrissement (ce qu’on propose à la Grèce en somme) est une perspective inacceptable pour les populations européennes, et cela, il faudra aussi le rappeler de temps en temps à l’Allemagne. 

7 novembre, 2012 à 11:46 | Commentaires (1) | Permalien


Un couple ennuyeux?

Un couple ennuyeux? imagesLa France et l’Allemagne ont déjà beaucoup communiqué autour du cinquantenaire du Traité de l’Elysée (traité conclu en 1963 entre De Gaulle et Adenauer). Il est prévu d’y ajouter des nouvelles formes de coopération, d’innover en matière d’échanges dans tous les domaines, et de conclure cette « année franco-allemande » par une grande célébration dans les deux pays.

Une grande majorité de citoyens ne se sentira que très moyennement concernée par cet affichage, et ceux qui s’y intéressent de près savent qu’en réalité les divergences entre les deux pays sont parfois plus importantes que les accords. Les deux dirigeants sont capables de se parler sur un ton tout à fait civilisé, et on dit même qu’ils s’apprécient. Mais on ne peut pas dire que les Français se sentent particulièrement proches des Allemands, et on ne peut pas dire l’inverse non plus : depuis une vingtaine d’années, ce qui coïncide en réalité avec la réunification allemande, le charme est rompu entre les deux amoureux.

Ce qui, pendant une bonne quarantaine d’années, était une cohabitation assez passionnelle, remplie de projets et d’actions de rapprochement plutôt spectaculaires, est, depuis la réunification allemande en 1990, tombé dans un train-train routinier. Simple usure de couple ou prémices d’infidélités voire de désintérêt durable?

L’Allemagne a, en effet, tourné son regard vers l’Est: considérant à juste titre qu’elle était culturellement proche de certains pays de l’ancien bloc soviétique, elle a commencé à soigner ses relations diplomatiques, mais aussi ses relations économiques et commerciales avec eux. La France, moitié un peu délaissée, a pensé du coup renouer des liens plus forts avec la Méditerranée: d’abord sous forme d’Union pour la Méditerranée sous l’ère Sarkozy, projet rapidement abandonné à la suite des printemps arabes et des changements de régimes dans certains de ces pays. Ensuite, sous forme d’axe France-Italie-Espagne sous François Hollande, destiné à être un contrepoids à la politique européenne de l’Allemagne. C’est l’envie de dépasser ce qui est désormais considéré comme une vision un peu surannée de l’Europe.

Tout cela est normal et probablement même souhaitable: la relation franco-allemande ne doit pas être l’élément central de l’Europe, surtout d’une Europe élargie. Les peuples européens ne se reconnaissent plus dans cette approche limitée, qui était destinée, il y a 50 ans, à sceller la réconciliation. Une réconciliation n’est pas un processus éternel, quand c’est fait, on peut passer à autre chose!

Ou, pour continuer dans la métaphore du couple, l’usure existe, mais doit être gérée avec intelligence et compréhension. Après la conquête et la construction d’une vie commune, on n’a plus besoin de faire absolument tout à deux! La relation restera plus solide si chacun conserve ses centres d’intérêt et sa propre personnalité.

4 octobre, 2012 à 17:36 | Commentaires (0) | Permalien


Gerhard Richter – une biographie allemande

Gerhard Richter – une biographie allemande imgGerhard-Richter3-298x300(Exposition « Panorama » de son œuvre au Centre Pompidou jusqu’au 26 Septembre 2012)

Né en 1932, un an avant la prise de pouvoir nazie, grandissant dans la partie Est du pays, et quittant celle-ci en Février 1961, quelques mois avant la construction du mur de Berlin, la biographie du peintre Gerhard Richter ressemble à celle de beaucoup d’Allemands de cette génération. Ballottées entre le fascisme, la guerre et la reconstruction, puis la division du pays,  les personnes nées juste avant la guerre sont assez chanceuses pour ne pas y être impliquées politiquement, et peuvent ensuite choisir librement leur voie.

Pêle-mêle quelques autres personnalités nées autour de cette date : Günter Grass, Ulrike Meinhof, Helmut Kohl, Wolf Biermann. Le premier signe une oeuvre littéraire critique de la société allemande, et est appelé « la mauvaise conscience du peuple allemand », avant d’être lui-même empêtré dans la révélation d’avoir servi (à 17 ans certes) dans la Waffen-SS. La deuxième a connu une brève carrière de terroriste la plus recherchée de son pays, précédée par des écrits anti-capitalistes, anti-nucléaires et anti-patriarcaux. Le fameux chancelier de la réunification allemande, a souvent parlé de la « grâce de sa naissance tardive », exprimant ainsi le soulagement de ne pas pouvoir être tenu coupable du nazisme – Kohl avait 15 ans quand la guerre s’est terminée. Enfin, Wolf Biermann,  chanteur-compositeur célèbre dont le père pérît à Auschwitz, s’installe en RFA après avoir été déchu de la nationalité est-allemande, en 1976.

Ainsi, pour la génération née dans les années 30, les possibilités de se distancier du passé étaient multiples. Cette distance caractérise toute leur œuvre.

Le travail de Gerhard Richter est très moderne, c’est un artiste qui a exploré de multiples voies, toujours iconoclastes, et qui prennent encore plus de signification quand on est au courant de ses cassures. Ce qu’il dit à propos de son style est révélateur : « Je n’obéis à aucune intention, à aucun système, à aucune tendance ; je n’ai ni programme, ni style, ni prétention. J’aime l’incertitude, l’infini et l’insécurité permanente. » On peut penser que ce témoin du XXème siècle tire son refus de la sécurité et du système de sa déception avec les systèmes qu’on lui proposa.  C’est ce qui rend son œuvre particulièrement saisissante.

 

 

21 août, 2012 à 12:08 | Commentaires (0) | Permalien


Pourquoi la notion de solidarité ne passe pas en Allemagne

Pourquoi la notion de solidarité ne passe pas en Allemagne arton188-300x199Tous solidaires pour les Grecs, les Espagnols, les Portugais ? La majorité des Allemands répond non. Alors que les responsables politiques allemands, de gauche comme de droite, passent leur temps à expliquer pourquoi l’Europe mérite d’être sauvée, l’opinion publique allemande est formelle : le contribuable allemand ne doit pas servir à renflouer les Etats du Sud. Autrement dit, si quelqu’un se noie, et c’est de sa faute (parce qu’il n’a jamais appris à nager par exemple), on n’intervient pas pour le sauver.

Comment analyser cette attitude ? Repli sur soi, ras-le bol général, ou même racisme sous-jacent et indifférence pour les autres Européens que les Allemands n’ont finalement jamais considérés comme étant leurs égaux ?

Je propose une autre explication.

Les inégalités ont augmenté en Allemagne depuis une vingtaine d’années maintenant. Ce n’est pas un constat vide de sens, il est tout d’abord chiffrable : le taux de pauvreté a augmenté de 10.5% en 1998 à 14.6% en 2009, l’indice Gini (au nom d’un économiste italien) qu’utilisent les économistes pour mesurer les écarts de salaire, passe de 0.26 en 1998 à 0.30 en 2009. L’accroissement des revenus d’une petite partie de la population même durant les 3 dernières années de turbulences financières est impressionnant. D’ailleurs,  Forbes vient d’annoncer que le 3ème pays en personnes très riches est l’Allemagne, et leur nombre ne cesse d’augmenter.

Cette évolution a été concomitante avec la dégradation des conditions de vie de la plupart des Allemands. On n’en parle pas beaucoup ; en général, on parle plutôt de l’amélioration de la compétitivité du pays. Et il est vrai que les entreprises ont profité de cette évolution puisque leurs coûts de production ont baissé. Il ne faut cependant pas perdre de vue le fait que la compétitivité allemande n’est pas basée sur le prix, plutôt sur une foule d’autres facteurs que j’ai essayé d’étayer dans mes posts précédents.

Toujours est-il qu’une amertume est palpable quand on parle avec des salariés allemands : pour eux, les bonnes performances de l’économie ont été synonymes de sacrifices importants et peu de gains. Et si ces salariés sont originaires d’Allemagne de l’Ouest, ils vous parleront aussi du « Soli » (Solidaritätszuschlag), cet impôt prélevé depuis  1991 – de 5.5% de l’impôt sur le revenu tout de même – qui sert encore aujourd’hui à financer le développement des régions est-allemandes.

Il s’y ajoute l’assainissement spectaculaire des finances publiques en Allemagne, dont le revers de la médaille est la dégradation de certains services publics : des nombreux établissements culturels, piscines, librairies municipales ont réduit leurs activités quand ils n’ont pas fermés.  Il s’agit là de la pointe d’un iceberg qui est ignoré par les analystes. Cela ne tient même pas compte du fait qu’en matière de garde d’enfants, l’Etat ne propose que le minimum le plus strict à sa population : crèches peu nombreuses, jardin d’enfants (3-5 ans) et écoles primaires qui fonctionnent uniquement le matin. La conséquence de ce sous-équipement ? C’est les familles qui paient ce service de leur poche, quand elles ont la chance de trouver une nounou ou un établissement privé.

Pour comprendre le manque de solidarité de la part des Allemands, l’explication est donc une explication qui s’applique à beaucoup de problématiques : il y a eu des gagnants et des perdants de la mondialisation. Les gagnants, bien éduqués, polyglottes, ont pu améliorer leurs conditions de vie. D’ailleurs cette élite se retrouve dans la classe politique qui est majoritairement favorable à l’Europe et au sauvetage de l’Euro dans sa forme actuelle. En revanche, la masse s’est vue exposée à un nivellement par le bas de ses conditions de travail et un recul de ses possibilités. Le rejet de cette Europe est presque inévitable. Les médias de masse ont bien compris que veulent lire la plupart des gens : que l’Europe vit sur le dos de l’Allemagne, que les Grecs ne sont que des fraudeurs, que la richesse produite  en Allemagne doit profiter aux Allemands exclusivement.

Que faut-il espérer ? Probablement que dans un avenir proche, la majorité des Allemands se sentira plus proche des salariés espagnols, grecs, chypriotes que des nouveaux riches allemands. C’est la condition indispensable pour un changement d’attitude et une nouvelle solidarité européenne.

 

21 juin, 2012 à 9:02 | Commentaires (1) | Permalien


L’Allemagne et les Eurobonds

L’Allemagne et les Eurobonds nom-bond-eurobond-L-AA3uKN1-300x200Difficile de dire à l’heure actuelle comment l’Allemagne et ses alliés dans cette affaire (Pays-Bas, Finlande, Suède) et la France qui regroupe derrière elle le reste des pays de l’UE, vont pouvoir prendre une décision concernant les Eurobonds. Le pire serait un compromis qui n’en est pas un : un grand blabla concernant la nécessité de croissance et des mesurettes purement psychologiques qui ne convaincront ni électeurs ni les marchés. Espérons donc que les résultats des négociations seront plus substantiels.

Mais approchons nous aussi d’une façon différente de la question : pourquoi les Allemands n’en veulent pas ? Pour les Allemands, la mutualisation de la dette est d’abord vue comme la mutualisation des richesses. La richesse accumulée en Allemagne depuis la 2nde guerre mondiale serait ainsi mise à disposition des pays moins performants. La péréquation, mécanisme de compensation parfaitement admis à l’intérieur d’un pays, n’est pas souhaitée au niveau européen. Les Bavarois (riches) acceptent de payer pour les Berlinois (pauvres) mais ils n’acceptent pas de payer pour les Grecs et les Espagnols. Les Berlinois, bénéficiaires du système de péréquation fédérale, ne l’acceptent d’ailleurs pas plus.

Première conclusion : un Allemand accepte d’aider un Allemand (et un Néerlandais un Néerlandais) mais pas un Européen du Sud. La construction européenne a trouvé ses limites naturelles dans  la distinction que les peuples font entre eux en termes culturelles. Difficile de voir comment cette différenciation pourra être dépassée un jour.

Comme le disent certains, la ligne de partage sur le Eurobonds ne se situe pas entre droite et gauche mais bien entre Nord et Sud. Un conflit Nord-Sud à l’intérieur de l’Europe en somme.

Mais à l’intérieur de l’Allemagne, des différenciations existent bien entre droite et gauche : La droite libérale (FDP) est contre les Eurobonds, et disent être prêts à faire échouer la coalition au pouvoir en Allemagne sur ce thème. La droite chrétienne-démocrate est un peu plus nuancée, le commissaire européen Günther Oettinger (CDU) qui côtoie des Européens au quotidien a demandé à la chancelière d’éviter un refus catégorique sur ce sujet. C’est pour l’instant le seul, mais nous savons en même temps qu’Angela Merkel ne tolérerait pas facilement une ligne différente que la sienne à l’intérieur de son parti ; Oettinger est à Bruxelles et ainsi libéré de cette discipline. La tendance « pro-mutualisation de la dette » existe à droite mais elle n’est pas encore sortie du bois.

A gauche, SPD et Verts ont fini par se mettre d’accord sur un « Fonds d’amortissement de la dette européen ». Cela est une forme de mutualisation des dettes, mais très réglementée : ne sont concerné que les dettes dépassant les 60% de ratio dette/PIB, et le Fonds en question les isolerait, les financerait par un appel communs aux marchés, avec des objectifs de réduction annuels, et l’impératif d’arriver à 60% au bout de 20 ans pour tous. L’avantage pour les pays surendettés serait un taux d’intérêt beaucoup plus avantageux pour une grande partie de leur dette.

La gauche radicale, dans sa tradition internationaliste, soutient les Eurobonds de façon inconditionnelle. Elle est ainsi le seul parti allemand à se trouver sur la ligne du Sud de l’Europe.

Il est ainsi faux et indifférencié de dire que les Allemands sont contre les Eurobonds. C’est, il est vrai, pour l’instant une position minoritaire et non partagée par la chancelière. Mais Angela Merkel veut faire ratifier son Pacte budgétaire à une majorité de 2/3 au Bundestag, et a ainsi besoin des voix de l’opposition. Nous avons aussi vu que le terme Eurobonds peut avoir des significations variées. Il est donc presque certain que la position du gouvernement allemand va évoluer, et que le fameux Fonds d’amortissement expliqué plus haut puisse voir le jour… un jour.

D’ici là, des différends franco-allemands à propos de la mutualisation de la dette sont prévisibles. La crédibilité de la France en termes de gestion budgétaire et réduction des déficits seront un argument important dans le camp français. Si le président Hollande et son gouvernement réussissent   la bataille de la crédibilité sur ce sujet, alors l’Allemagne dira oui aux Eurobonds.

27 mai, 2012 à 15:29 | Commentaires (0) | Permalien


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